Le SSD, disque dur de demain ?

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Le temps où le disque dur constituait le seul système de stockage viable est révolu! Si le disque SSD (Solid State Disk) -technologie hautement prometteuse- demeure encore à la limite de l’abordable, il s’engage peu à peu sur la voie de la démocratisation.  

Extérieurement, un disque SSD (Solid State Disk) a la même apparence et la même interface qu’un disque dur classique. La différence réside dans le fait qu’un SSD n’est pas équipé de plateaux tournants et de têtes de lecture/écriture comme c’est le cas pour un disque dur traditionnel: au lieu de cela, il comporte un certain nombre de “puces Flash” qui enregistrent et restituent les données de façon entièrement électronique, donc statique, c’est-à-dire sans aucune pièce mécanique mobile. Depuis quelques temps, cette alternative fait son chemin. Toujours plus rapide et de moins en moins onéreux, le SSD commence sérieusement à séduire les constructeurs!

Cette technologie jouit en effet de nombreux atouts. Elle réduit d’une part la consommation électrique de l’équipement dans laquelle elle est intégrée, ce qui se traduit par un gain d’autonomie pour la batterie de l’ordre de 10%. D’autre part, les débits de lecture et d’écriture sont excessivement élevés: les temps d’accès aux données s’en trouvent sensiblement réduits. Enfin -et c’est là un avantage hautement appréciable!- le fonctionnement d’un disque SSD est parfaitement silencieux et ne s’accompagne d’aucune nuisance sonore. La technologie SSD contribuerait même, selon certains, à réduire les coûts liés aux pannes de disques dur (45 % des pannes matérielles de PC portables, selon le cabinet d’analystes Gartner). Du fait de l’absence de pièces mécaniques mobiles, le SSD présenterait une durée de vie plus élevée que celle du disque dur traditionnel.

Toutefois, la démocratisation du SSD se heurte conjointement à la faiblesse des capacités disponibles et à son prix prohibitif. A son lancement sur le marché, cette technologie présentait en effet une capacité de 512 Mo. Des modèles de plus haute capacité ont beau se développer (1 à 8 Go voire 60 Go en 2007), il n’en demeurent pas moins sensiblement onéreux. Cette technologie est à l’heure actuelle si peu abordable qu’elle ne trouve d’application que dans de rares activités verticales d’ultra mobilité où la fiabilité et la sécurité des données est cruciale. Elle est utilisée, par exemple, dans des environnements ou des conditions d’utilisation non adaptées aux disques durs classiques (chocs et vibrations importantes, accélérations intempestives, températures extrêmes etc.). La société M-system développe par exemple de tels produits à destination des forces armées.

Le développement de cette technologie revêt des formes multiples. On assiste aujourd’hui à l’émergence de technologies hybrides, à mi-chemin entre la SSD et le disque dur classique. Ces DD hybrides peuvent se définir comme des disques magnétiques classiques accompagnés d’un petit module de mémoire Flash. Il devient par ailleurs possible d’intégrer des cartes SSD dans les systèmes existants: les actuels possesseurs d’une LS800 ont ainsi la possibilité de mettre à niveau leur tablette PC pour y intégrer un disque SSD. À n’en pas douter, la technologie SSD remplacera, à terme, les disque durs classiques. Mais pour l’heure, quoique performante, elle reste encore bien onéreuse pour de si petites capacités et demeure inadaptée à l’usage personnel. Des SSD de 64 Go aux environs de 300€ devraient toutefois être disponibles au début de l’année 2008, ce qui commencerait tout juste à devenir intéressant en terme de prix et de capacité. Affaire à suivre…