Microsoft vise le marché des progiciels de gestion pour PME

A l’occasion du lancement d’une nouvelle version de son progiciel de gestion “Microsoft Dynamics AX 4.0”, la première à être entièrement développée par les équipes de Microsfot, l’éditeur a exprimé sa volonté à se positionner sur le marché très concurrencé des progiciels de gestion pour les PME.

Le premier acte a été d’imposer une logique de gamme au sein de la toute nouvelle entité MBS-Office de Microsoft  (qui représente déjà 335 000 clients dans 132 pays). Les appelations originelles “Navision” et “Axapta” s’effacent au profit de “Microsoft Dynamics AX” et “Microsoft Dynamics NAV”. “Le fait d’imposer notre marque aux produits prouve en soi que les progiciels ne sont pas une danseuse pour Microsoft”, explique Jean-Christophe Dupuy, directeur marketing chez Microsoft France. Et pour appuyer son propos, Jean-Christophe Dupuy a produit des chiffres nationaux (fait assez rare chez un éditeur) : 50 000 clients NAV dont 1200 en France et 6900 clients AX dont 120 en France. “Ce dernier chiffre est impressionnant, sachant que nous ne faisons la promotion de Dynamics AX depuis à peine deux ans. Résultat en matière de PGI : 70% du chiffre d’affaires provient de nouveaux clients, contre 20% chez les autres éditeurs”, se félicite le responsable.

Destiné aux entreprises de 20 à 1000 utilisateurs (module de base à partir de 2000 euros), “Microsoft Dynamics AX 4.0”  propose une approche très généraliste. Toutefois, des prestataires informatiques peuvent facilement l’adapter aux besoins spécifiques des différents secteurs d’activités car Microsoft le fournit avec ses codes sources. D’ailleurs, les responsables français évoquaient l’arrivée prochaine de quatre versions verticales. “Nous n’avons aucune volonté d’aller concurrencer des éditeurs comme Oracle ou SAP sur les grands comptes. En revanche, nous comptons nous imposer sur le marché des PME”, affirme Rodolphe Dillenseger, chef de produit chez Microsoft France. Evoquant les 200 nouvelles fonctionnalités du progiciel, Rodolphe Dillenseger a surtout insisté sur l’ergonomie commune à la suite bureautique Office. De fait, les fonctionnalités du progiciel ressemblent à s’y méprendre à ceux proposés sur Outlook ! Un bel atout pour les utilisateurs qui souhaitent “entrent” rapidement dans l’outil et continuent à évoluer dans un environnement familier.