La sécurité au travail dans les hôpitaux : est-ce un environnement à risque pour ceux qui y travaillent ?

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La sécurité au travail dans les hôpitaux est un sujet très étudié et en constante évolution. Différents professionnels de la santé, des services techniques, administratifs et des services travaillent ensemble dans la même structure et chacun d’entre eux est exposé à des risques différents et à des probabilités différentes que ceux-ci se produisent. Outre les risques génériques que l’on peut trouver dans toute activité professionnelle, il existe également des risques spécifiques découlant des différentes activités d’hospitalisation et de soins effectuées dans les établissements de santé. Des formes différentes de risque au travail conduisent à des mesures préventives différentes.

La contamination chimique et blessures éventuelles

Les produits pharmaceutiques et le matériel de laboratoire peuvent être très dangereux. C’est pourquoi des protocoles sont établis concernant leur stockage, leur utilisation et leur élimination, qui doivent être strictement respectés.

Les blessures causées par des objets pointus et tranchants tels que les scalpels, les instruments chirurgicaux, les aiguilles et les seringues sont très à caractères très préoccupants suite à la probabilité élevée de contamination. En effet, mis à part le risque de dommages mécaniques (blessures, lacérations, perforations, saignements, etc.), il y a le risque donné par d’éventuels fluides biologiques présents sur les instruments qui pourraient être porteurs de maladies infectieuses. Dans ce cas, il est essentiel que les travailleurs de la santé soient formés pour utiliser correctement les instruments et les éliminer en toute sécurité.

Les blessures causées par des machines dangereuses

L’équipement médical présent au sein des hôpitaux sont également susceptibles de porter préjudices aux activités du personnel de chaque établissement. Les appareils à rayons X exposent notamment les travailleurs de la santé à des rayonnements ionisants ou à des champs magnétiques puissants plus que la population normale. Les espaces dédiés à la radiologie sont donc toujours isolés par des murs et du verre au plomb qui protègent des rayonnements des appareils de radiographie ou de tomographie assistée par ordinateur ; dans les salles contenant des IRM, l’introduction d’objets métalliques qui seraient violemment attirés par les machines est strictement interdite.

En cas de défaillance des moyens de prévention, les radiologues et les techniciens disposent d’un absorbeur de rayonnement qui est analysé périodiquement et qui donne une estimation de la dose absorbée par son utilisateur. Cela permet d’intervenir en résolvant les éventuelles défaillances des systèmes de sécurité.

Le personnel infirmier est le principal responsable de la prise en charge des patients alités qui ne peuvent pas se déplacer de manière autonome ou qui sont sous anesthésie et doivent être déplacés de la civière à la table d’opération. Ainsi, ces derniers s’exposent particulièrement à des risques de contamination plus élevées en interagissant souvent avec les patients par rapport aux médecins. Dans ce cas, le risque est géré en utilisant des équipements de levage mécaniques spécialement conçus pour mobiliser les patients, comme le lève-personne