Marie-Françoise de Pange, Le Quotidien du Médecin

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Quel chemin parcouru en dix ans, puisque l’on va « fêter » en avril (même s’il ne s’agit pas vraiment d’une fête !) l’anniversaire des fameuses ordonnances Juppé  qui ont accéléré bon gré mal gré l’informatisation des cabinets médicaux. Ne l’oublions pas,  l’aide à l’informatisation de 9 000 F (1373 €) a été distribuée, à l’époque, à plus de 60 000 médecins s’engageant à télétransmettre leurs feuilles de soins.

Le fait récent le plus significatif, c’est l’augmentation de la fréquence des connexions à Internet chez les médecins. Les trois quarts des cabinets de généralistes sont connectés à Internet (sondage Ipsos d’octobre 2005), Et 51% déclarent se connecter tous les jours ou presque (contre 43% en 2004). La progression de la connexion permanente haut débit est passée par là :  selon une autre source, 55 à 60% des médecins abonnés à Internet ont l’ADSL. Du coup, tous les espoirs de développement futurs sont permis.

La voie des échanges électroniques est ouverte : l’envoi des résultats d’analyses par Internet (HprimNet) devrait se généraliser, les comptes-rendus de spécialistes commencent à voyager dans les régions où les messageries sécurisées sont bien implantées (Apicrypt dans le Nord notamment), les hôpitaux peuvent s’ouvrir davantage vers la ville, l’expérimentation du DMP (Dossier médical personnel) prévue d’avril à août dans 13 régions et sur 17 sites devrait également en bénéficier. L’équipement des patients n’étant pas en reste sur celui des praticiens (27,1 millions de Français se sont connectés sur le Net en décembre 2005), on peut, pour la première fois, envisager  concrètement  l’essor de la e-communication  médecin patient, qu’il s’agisse du courriel qui remplace avantageusement  les coups de téléphone intempestifs ou de la prise de rendez-vous par Internet.

Bref, la situation de l’informatique médicale n‘est pas si morose que d’aucuns veulent bien le dire. On aperçoit le bout du tunnel. Il y a même des médecins informatisés heureux.  Ah si seulement la télétransmission des feuilles de soins pouvait arrêter de se complexifier…