Voyeurisme : les causes et symptômes de ce trouble psycho-sexuel

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Qu’est-ce que le voyeurisme ?

Le but du voyeurisme est d’observer des personnes sans méfiance lorsqu’elles sont sur le point de se déshabiller ou de se livrer à un acte sexuel. En général, les personnes observées sont des étrangers. L’acte d’observation ou de voyeurisme est entrepris dans le but d’obtenir une excitation sexuelle. En général, l’observateur n’essaie pas d’avoir des contacts ou des activités sexuelles avec la personne qui l’espionne. Si l’on recherche l’orgasme, il est généralement obtenu par masturbation, ce qui peut se produire soit pendant l’observation de l’acte, soit après, selon la façon dont les images que vous venez de voir sont conservées dans votre mémoire. Il peut souvent arriver que le voyeur souhaite avoir un acte sexuel avec la personne observée, mais il s’agit d’un fantasme qui est rarement réalisé.

Les lois à cet égard varient en fonction de la définition du voyeurisme. La plupart interdisent expressément à quiconque de filmer ou de photographier sans autorisation lorsqu’il observe des personnes dans l’intimité de leur maison ou d’autres lieux.

Voyeurisme : les causes, symptômes et pronostic

Il n’existe pas de consensus scientifique sur le voyeurisme. De nombreux experts attribuent le comportement à une première observation aléatoire ou accidentelle d’une personne sans méfiance qui est nue, sur le point de se déshabiller ou de se livrer à un acte sexuel. Ce phénomène sera accentué par des répétitions successives de l’acte.

Pour être diagnostiqués cliniquement, les symptômes du voyeurisme doivent comprendre les éléments suivants : des fantasmes sexuels excitants et récurrents, désir sexuel ou comportements connexes, divers fantasmes, désirs ou comportements qui provoquent une anxiété importante pour l’individu ou perturbent ses activités quotidiennes.

Une fois que les habitudes typiques du voyeurisme sont adoptées, il devient difficile de s’en débarrasser. Avec le temps, elle peut aussi devenir la seule forme de satisfaction sexuelle. Les probabilités d’élimination du voyeurisme sont faibles car les personnes concernées n’ont pas l’intention de modifier leur comportement. De plus, la possibilité d’être embarrassé peut décourager le voyeur.

Dans quels domaines le voyeurisme est-il plus fréquent ?

Le voyeurisme est beaucoup plus fréquent chez les hommes, mais il touche aussi parfois les femmes. Cependant, sa prévalence est inconnue. Le diagnostic n’est posé que lorsqu’il s’agit exclusivement d’un moyen de gratification sexuelle. Les activités typiques de voyeurisme commencent généralement avant l’âge de 15 ans.

Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV TR), deux critères sont requis pour établir un diagnostic : sur une période d’au moins 6 mois, un individu doit avoir des fantasmes sexuels récurrents qui provoquent une excitation, un désir sexuel ou des comportements qui impliquent l’observation d’une personne nue en train de se déshabiller ou de se livrer à une activité sexuelle, sans en avoir conscience. Ces fantasmes, désirs et comportements peuvent entraîner une anxiété clinique importante ou des problèmes sociaux, professionnels ou autres qui sont importants pour la vie quotidienne.

Quel peut être le traitement ?

Pour que le traitement soit efficace, il est important que le patient ait la volonté de modifier certaines caractéristiques de son comportement. La première étape est toujours la plus compliquée car pour beaucoup d’entre eux, il n’est pas facile d’admettre le problème et de réagir. Beaucoup doivent être forcés à accepter un traitement, et parfois, il s’agit aussi d’une ordonnance du tribunal. L’adhésion à un parcours psycho-thérapeutique peut être un moyen d’améliorer la situation. Parmi les thérapies recommandées figure la possibilité d’un traitement comportemental. Dans ce cas, le voyeur doit contrôler l’impulsion d’observer les victimes involontaires et obtenir des moyens plus acceptables de gratification sexuelle. Les résultats de ce type de thérapie ne sont pas connus. En outre, il n’existe pas de médicaments directs pour le traitement du voyeurisme.

Dans de nombreuses juridictions, il est considéré comme un acte criminel, généralement classé comme une infraction mineure. C’est pourquoi les sanctions pénales sont souvent minimales. La possibilité d’être exposé et embarrassé peut parfois décourager le voyeur. Il est également très difficile de poursuivre les éventuels délinquants car il s’agit d’un crime difficile à prouver. En effet, beaucoup déclarent qu’il s’agissait d’une observation aléatoire.

Prévenir le voyeurisme ?

De nombreux experts s’accordent à dire que fournir des conseils sur les comportements acceptables pourrait prévenir le développement d’une paraphilie comme le voyeurisme. L’origine de certains cas peut être due à une observation aléatoire avec une gratification sexuelle conséquente. Il n’y a évidemment aucun moyen de prévenir un tel épisode, mais réduire les possibilités de voyeurisme peut notamment réduire sa pratique. Ainsi, la société peut généralement réduire la fréquence du voyeurisme en fermant les rideaux ou les fenêtres.