En Basse-Saxe, la médecine périnatale connait un énorme progrès.

Publié le : 16 janvier 20236 mins de lecture

En matière de médecine périnatale, une étude à long terme montre des progrès. Comme En Basse-Saxe, dorénavant, des directives nationales strictes, pour l’équipement des hôpitaux qui traitent les bébés de moins de 1 500 grammes à la naissance, sont mise en place. A cet effet, dans tout l’État et pendant des décennies, des données ont été recueillies et analysées pour améliorer la qualité des soins.

Les cliniques aident à démarrer dans la vie

Si les enfants naissent beaucoup trop tôt, un traitement dans les premiers jours peut faire la différence entre la vie et la mort. C’est pourquoi, depuis les années 1970, afin d’améliorer la qualité de leurs soins, des données sur les bébés prématurés et leurs mères sont collectées en Basse-Saxe. Ensuite, depuis 2004, un projet a été mis en place, dans le cadre duquel, plus de 1 600 de très petits prématurés de deux, cinq et parfois dix ans ont été examinés. Et selon la déclaration de Silvia Berlage, la coordonnatrice du projet à l’Association médicale de Basse-Saxe, cette étude, à long terme, est unique en Allemagne. De plus, les résultats donnent des impulsions importantes pour une thérapie ultérieure.

En outre, en Allemagne, presque un enfant sur dix naît avant la 37e semaine de grossesse. De la sorte, le nouveau-né est considéré comme un bébé prématuré. Chaque année, environ 9 000 filles et garçons naissent dans tout le pays avec un poids, à la naissance, inférieur à 1 500 grammes. C’est pourquoi, en 2013, le Comité mixte fédéral (G-BA) avait décidé de directives plus strictes pour les soins aux prématurés dans les centres dits périnataux. Cela signifie qu’il faut davantage d’infirmières pédiatriques pour s’occuper des petits bébés, dont beaucoup doivent suivre une formation spéciale.

À l’école de médecine de Hanovre, chaque année, dans l’unité de soins intensifs pour prématurés et nouveau-nés, 500 à 600 enfants sont traités dont, environ, 120 prématurés de moins de 1 500 grammes. Des petits dauphins, des hippocampes et des étoiles de mer colorés sont accrochés dans le couloir avec leur nom, leur date de naissance et leur poids à la naissance. Certains bébés pèsent moins de 500 grammes. Les directives médicales stipulent qu’à partir de la 24e semaine, il faut toujours tenter de sauver la vie d’un nouveau-né. Pour les naissances entre la 22e et la 24e semaine, une décision est prise avec les parents pour savoir si des mesures relatives à leurs santé, telles que la ventilation de l’enfant doivent être mises en place.

Même dans la phase critique, la santé des bébés est toujours plus importante

D’après l’explication du médecin chef, Bettina Bohnhorst, entre la 23e et la 24e semaine, environ la moitié des enfants survivent et, entre la 24e et la 25e semaine, 80 % d’entre eux survivent déjà. Ainsi, elle plaide pour donner une chance, tant à la vie et qu’à la santé des bébés. Cependant, environ, deux enfants meurent chaque mois dans le service. Souvent, ils s’agissent des bébés nés avec de graves malformations. Récemment, une salle d’adieu a été aménagée dans le service pour les familles dont l’enfant est en train de mourir. Les parents d’un petit garçon en phase terminale, décédé à la MHH à l’âge de deux mois, avaient organisé une campagne de collecte de fonds pour la salle d’adieu. Celle-ci est prévue depuis longtemps.

Le centre de santé de la MHH répond à l’exigence

Le centre de santé périnatal de la MHH est classé au niveau 1, avec le niveau d’exigence le plus élevé, tout comme douze autres cliniques de Basse-Saxe. Sept d’entre eux ont le niveau 2 et, selon l’Association médicale, il existe un échange régulier entre les centres. Grâce aux progrès de la médecine, en matière d’obstétrique et de soins aux nouveau-nés, 80 % des enfants nés avant 28 semaines de grossesse survivent aujourd’hui en Allemagne, contre seulement 30 % à la fin des années 70.

Cependant, comme le montrent les premiers résultats de l’étude à long terme menée en Basse-Saxe, 14,1 % des prématurés extrêmement immatures étaient handicapés mentalement et 17,4 % physiquement lors de l’examen de suivi à l’âge de cinq ans. 33,1 % d’entre eux présentaient des anomalies comportementales et 40,4 % des anomalies linguistiques. Les parents sont soutenus dans des centres pédiatriques sociaux. Entre autres choses, M. Berlage déclare qu’il existe un nouveau programme parents-enfants développé à l’université de Heidelberg pour contrer les problèmes émotionnels ou les difficultés de contrôle des impulsions à un stade précoce. Actuellement, ce service est également proposé en Basse-Saxe.

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